
Enfant des années 70, née entre deux cultures, des deux côtés de la Manche j’ai grandi dans un déchirement culturel, une entente cordiale qui m’ont apportés un côté whisky/rugby et un autre camembert/baguette.
Le premier souvenir de cette dualité éducative et culturelle est musical, entre un classique «Grand échiquier» et un rock «Tops of the Pops».
Très vite poussée par une bibliothèque nourricière et un conteur paternel, je dévore enfant l’intégrale de la comtesse de Ségur d’un côté, Gulliver et Bilbo le Hobbit de l’autre et poursuis l’aventure des classiques jusqu’à l’âge de raison.
Wilkie Collins, Charles Dickens, Jane Austen, Les sœurs Brontë, Oscar Wilde, Conan Doyle, Rudyard Kipling, Edgard Poe sont les maîtres d’un côté et Émile Zola, Gustave Flaubert, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Victor Hugo, Jules Verne… sont les grands de l’autre. Dans le sillage des classiques je découvre la poésie et ses auteurs… coup de foudre, le théâtre et la lecture de pièces… coup de foudre encore, et passe beaucoup d’années à leurs côtés. Ma vie basculera sérieusement lors de ma première rencontre avec Stephen Zweig.
Tardivement je suis restée curieuse d’une phrase entendue dans un salon «on pourrait passer sa vie à lire du polar, tellement le genre est sans fin…» cette petite phrase m’a stupéfaite, dérangée puis fascinée, elle méritait toute mon attention. Depuis quelques années je m’ouvre a l’univers du roman noir, entourée de passionnés qui me guident me conseillent et font grandir mon champs littéraire et imaginaire d’un côté comme de l’autre.
Les acteurs du défi font partie de ces nombreux passionnés toujours présents pour répondre aux questions que me pose le polar. Ils m’ont ouvert la porte d’une réflexion commune, moi qui ne possède aucun blog et ne fais partie d’aucun cercle, plus à l’aise dans l’image au travers de la photographie que j’exerce en boulimique et solitaire d’un côté plus que l’autre…