Né en 1977, enfance en banlieue parisienne, dans un « quartier sensible » comme disent pudiquement les médias. On y trouvait quand même 1) un terrain de foot, 2) une poste et 3) une bibliothèque, que j’ai commencé à piller une fois adolescent, essentiellement les rayons poésie, romans, BD. Avant cela il y eut les vieux illustrés qui traînaient chez mon père – Kit Carson, Blek, Rahan… Après, une ribambelle d’auteurs lus dans le désordre et à la chaîne – J. Verne, J. London, M. Kundera, H. Melville, E. Poe, R. Bradbury, Saint-Exupéry, S. King, F. Dostoievski, R. Radiguet, G. Garcia Marquez, N. Mahfouz, H. de Balzac, P. Modiano, B. Cendrars… Un peu plus tard, j’avalerais pas mal de littérature française du XIXème et de littérature américaine, avant d’arriver – sur le tard – au polar (si l’on excepte quelques incursions de jeunesse du côté de Conan Doyle ou Gaston Leroux), à la fois via Thomas Harris (Le silence des agneaux) et Dashiell Hammett (La clé de verre). Un territoire immense s’ouvrait, suivront des escapades tous azimuts et une prédilection pour l’Amérique des années 20 jusqu’aux années 50.
Finalement, après m’être rêvé en vedette du ballon rond, en facteur façon Jacques Tati, puis avoir tâté de petits boulots, je me suis tourné vers les métiers du livre et celui de bibliothécaire (ce qui me permet notamment de rendre des livres en retard en toute impunité…). Depuis quelques années maintenant je tiens un blog consacré – principalement – au roman noir, tout en continuant à lire d’autres littératures, ainsi que des essais historiques ou sociologiques. Mes autres centres d’intérêt sont la photographie et la musique (blues & jazz, surtout).
Quant à ce défi, c’est l’occasion de me pencher d’un peu plus près sur un pan de la littérature « populaire », notamment policière, à travers ses thèmes, ses structures, ses enjeux…